Amour et numérique : je t’aime, moi non plus

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Il est de plus en plus facile de faire des rencontres et de plus en plus difficile de tomber amoureux

Dans une étude Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem menée fin janvier, 17% des Français en couple indiquent avoir rencontré leur conjoint via un site ou une application de rencontre. Cette proportion était de 11% en juin 2017 dans une étude Ifop.
Ce phénomène, devenu le deuxième moyen de rencontre, est plus marqué encore chez les 18-35 ans (23%) mais également chez les 35-49 ans (23%).
Près d’un tiers des Français en couple indiquent avoir rencontré leur conjoint via des amis (32% et 36% chez les Français de 50 ans et plus).
Le lieu de travail est cité par 15% des sondés concernés, le hasard de la vie quotidienne par 10%, le lieu d’études par 9% et les activités de loisirs par 8% des sondés.

Près de la moitié des Français (49%) déclarent qu’ils pourraient avoir recours à un site ou une application de rencontres – gratuite (46%) ou
payante (27%) s’ils devaient trouver un partenaire amoureux aujourd’hui.
Le seuil de 50% est largement dépassé chez les hommes (58%), les CSP+ (60%), les franciliens (56%) et les 25-49 ans (61%).

Si 49% des sondés déclarent pouvoir le faire, ils sont 37% à avoir déjà eu recours à des applications de rencontres, qu’il s’agisse de rencontres sérieuses (36%) ou de rencontres d’un soir (26%), la plupart mélangeant les deux usages. Les plus jeunes, jusqu’à 50 ans, sont à nouveau les premiers utilisateurs, avec notamment un taux de 60% chez les 25-34 ans.
Le taux d’usage actuel est de 12% pour trouver une relation sérieuse et de 10% pour trouver le partenaire d’un soir.

Derrière les 25-34 ans, coeur de cible des applis de rencontres, les 18-24 ans et les 35-49 ans ont des taux d’usage similaires.

Une majorité de Français estime qu’avec les applications et sites de rencontres, il est plus facile d’interagir avec l’autre dans le
cadre amoureux : nouer un premier contact (52%) et établir une conversation (51%).
En revanche, ils sont peu nombreux à trouver qu’il est plus facile de trouver des relations sérieuses (16% contre 40% qui trouvent que c’est plus difficile).

Si, dans l’ensemble, les Français estiment que l’émergence du digital n’a pas changé leur expérience de l’amour et leurs relations amoureuses (58% vs 42% qui estiment que c’est le cas), les fractures générationnelles se montrent très importantes. Alors que les Français de 50 ans et plus s’estiment particulièrement préservés des impacts du digital (21% mesurent un impact), les plus jeunes vivent l’expérience de plein fouet (70% chez les Français de moins de 35 ans).

Les technologies de communication entrainent des comportements plus vertueux (selon 51% des répondants), comme le sentiment de proximité et l’attention, et des comportements jugés moins vertueux (44%) comme l’impatience, la tentation et la jalousie.

Pour les plus jeunes, qui vivent plus intensément les impacts des nouvelles technologies dans la communication de leur couple, l’amour à l’ère digitale accentue tous les comportements, qu’ils soient plutôt vertueux ou plutôt néfastes pour leurs relations. En particulier le soupçon, la jalousie.

Globalement, selon un premier volet de cette étude mené début janvier, il apparaît plus aisé de faire des rencontres qu’il y a 10 ans.
En revanche, il semble plus difficile de trouver une relation stable, s’engager avec quelqu’un, rester en couple durablement… et même de tomber amoureux.

Le deuxième volet de cette étude Harris (d’où sont extraits 8 premiers graphiques) a été réalisée en ligne du 28 au 30 janvier 2020, auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. La méthode des quotas et le redressement ont été appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Le 9ème et dernier graphique est extrait du premier volet de l’étude Harris, menée en ligne du 14 au 16 janvier 2020, auprès d’un échantillon de 1036 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Emmanuel Charonnat


Ce qu’il faut retenir

. En janvier 2020, 17% des Français en couple ont rencontré leur conjoint via un site ou une appli de rencontre (étude Harris) vs 11% en juin 2017 (étude Ifop)

. 37% ont déjà eu recours à des sites/applis de rencontres et 49% pourraient le faire

. Le taux d’usage actuel est de 12% pour trouver une relation sérieuse et de 10% pour trouver le partenaire d’un soir

. Pour 42% des Français et 70% des 18-34 ans, l’émergence du digital a changé leur expérience de l’amour, entrainant des comportements plus – ou moins – vertueux

. Il apparaît plus aisé de faire des rencontres qu’il y a 10 ans, mais plus difficile de trouver une relation stable et même de tomber amoureux


Lire aussi :

. nos articles sur le dating

. Quels sont les piliers de la vie de couple? (janvier 2020)

. Internet est de plus en plus le lieu où se tissent des liens (décembre 2019)

. Le téléphone mobile, complice ou ennemi de l’amour? (février 2019)

. Dating : les femmes préfèrent payer leur part! (février 2019)

Combien de Français(es) ont-ils (elles) déjà «dragué» au bureau? (juillet 2018)

Les Français sont-ils «addicts» aux sites de rencontre?  (février 2018)

Où avez-vous rencontré pour la première fois votre partenaire actuel(le)? (novembre 2017)

Sur une plage, que regardez-vous en premier chez une femme ? chez un homme ? (juin 2017)

Comment les sites de rencontres peuvent séduire les femmes infidèles… (janvier 2017)

Couples : l’infidélité sexuelle gagne du terrain en France, facilitée par les supports numériques (mai 2016)

Les applis mobile de dating dépensent davantage pour convertir les femmes (mars 2016)

Une approche de la vérité sur la fréquentation des sites de rencontre (février 2016)

Dating et convivialité : de la rencontre virtuelle à la rencontre réelle (février 2016)


Accès au premier volet de l’étude Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem
Accès au deuxième volet de l’étude Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem

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