La ville rêvée des jeunes Français de 20 à 35 ans

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Loin des images d’une ville ruche, centrée sur l’économie, bruyante et polluante, les jeunes rêvent d’une ville réconciliée, tant avec ses habitants qu’avec l’environnement et ses activités

Selon une étude BVA menée pour NGE en janvier 2021, pour les Français âgés de 20 à 35 ans, la ville est principalement difficile à vivre sous trois aspects: le coût de vie (54%) qui se traduit souvent par un accès au logement difficile, l’insécurité (47%), la pollution (47%) et aussi plus spécifiquement le bruit, les nuisances sonores (44%).

 

Pour les jeunes interrogés, ce que devrait privilégier la ville c’est en premier lieu la nature (espaces verts, végétalisation…, 48% de citations). Cette ville idéale doit aussi faire sa place à l’humain en privilégiant à la fois sa sécurité (36%) et sa sociabilité, avec une mise en avant des activités en cœur de ville (30%) et des lieux de convivialité (25%) ainsi qu’une plus grande proximité des espaces, en rapprochant les lieux de logements, de travail, de loisirs culturels/sportifs et de convivialité (20%).

Les priorités des jeunes de 20-35 ans pour changer la ville sont multiples. Elles touchent à la fois son économie générale, son organisation et son accessibilité: plus de respect de l’environnement (44%) et d’économie d’énergie (24%), plus de sécurité (36%), plus de facilité à trouver un logement (29%) et aussi plus d’accès aux loisirs (20%), de lieux de partage et de convivialité (18%), de culture (14%).

 

Pouvoir, dans un même espace, travailler, se cultiver, partager des moments de convivialité, faire du sport, faire ses achats divers permettrait de promouvoir, selon eux, avant tout l’inclusion, en favorisant la qualité de vie de tous quel que soit l’âge (46%), la convivialité (45%) mais aussi en garantissant une activité commerciale (37%) et culturelle dynamique (35%).

 

Parmi les 50 villes françaises réunissant le plus d’habitants, les 20-35 ans privilégient Bordeaux (18%), Aix-en-Provence (15%) et Lyon (13%), puis Annecy (12%), Montpellier (12%) et Toulouse (10%).
Paris n’obtient que 10% de citations et Marseille 6%, alors que chaque répondant a pu citer 3 villes.

Méthodologie:
Cette étude a été menée en ligne du 6 au 13 janvier 2021, auprès d’un échantillon national représentatif de 1125 jeunes âgées de 20 à 35 ans. La représentativité de l’échantillon a été réalisée par un redressement sur les variables de sexe, âge, profession, région de résidence et catégorie d’agglomération.

Emmanuel Charonnat


Ce qu’il faut retenir

. Pour les 20-35 ans, la ville est principalement difficile à vivre sous trois aspects: le coût de vie (54%), l’insécurité (47%) et la pollution (47%)

. L’aspiration des 20-35 ans à changer la ville s’incarne avant tout dans l’intention de redonner une dimension humaine à la ville : plus de proximité, plus de convivialité et un environnement plus sain

. Les priorités pour changer la ville: plus de respect de l’environnement (44%) et d’économie d’énergie (24%), plus de sécurité (36%), plus de facilité à trouver un logement (29%) et plus d’accès aux loisirs (20%)

. Bordeaux, Aix en Provence, Lyon, ou encore Annecy et Montpellier sont les villes que souhaiteraient le plus habiter les 20-35 ans


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Accès à l’étude de BVA

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