Les Français ne se sentent pas suffisamment informés sur ce que proposent les start-up

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Par rapport aux marques plus traditionnelles, les start-up devraient davantage parler de transparence, de leurs engagements, et communiquer sur des grands médias

Partenaire de la 1ère édition de la conférence «COM’ and START UP», organisée par CB News et Heroiks, Toluna Harris Interactive a présenté, hier matin à la Station F, une étude sur la perception des start-up et de leur communication, auprès des Français de 15 à 59 ans. Le terrain de cette étude réalisée pour cette occasion et présentée par Vincent Georget,  a été mené du 21 au 24 mars 2023. 

Presque tous les répondants âgés de 15 à 59 ans (96%) déclarent connaître le terme «start-up» et 61% le connaissent et peuvent en parler.
Le niveau d’intérêt suscité par les start-up est élevé : près des deux tiers des sondés (64%) se disent «intéressés par ce qu’elles font, proposent, permettent», un taux qui monte à 68% chez les hommes et à 76% chez les 15-24 ans.

Après leur avoir précisé que «les start-up (ou «jeunes pousses») sont des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance. Elles proposent ainsi des produits et services innovants, qui n’existent pas et peuvent répondre à des besoins», Toluna Harris Interactive a passé la suite du questionnaire.
Les items d’image des start-up sont plutôt positifs et révèlent une certaine proximité avec les Français de 15 à 59 ans.
. 83% disent qu’elles «rendent la vie et le quotidien plus faciles, plus simples» et 81% qu’elles «s’engagent pour leurs clients»,
. 75% estiment qu’elle «sont accessibles à tous, jeunes comme plus âgés» et 74% qu’elles «concernent tous les secteurs d’activités»,
. et même 62% trouvent qu’elles «améliorent le pouvoir d’achat».

Les trois quart des répondants estiment que les start-up «sont en phase avec leurs valeurs, leur éthique» (76%) et qu’elles «respectent et s’engagent pour l’environnement» (75%).
Elles auraient aussi un impact sur les autres marques: 83% estiment qu’elles «imposent aux autres marques d’évoluer et d’innover» et 65% qu’elles «imposent aux autres marques de baisser leurs
prix, d’être compétitifs».

Juste derrière les associations (71%) et les TPE/PME (71%), les start-up sont majoritairement perçues comme des «entités faisant avancer, bouger ou transformant la société de façon positive» (63%), davantage que les ONG (59%) et les grandes entreprises (50%).
Ainsi, le soutien des start-up par les institutions est perçu comme une bonne initiative par 93% des répondants!

Et pourtant seulement 19% des sondés se déclarent «clients/clientes de start-up», avec 26% des 25-34 ans, 27% des actifs CSP+ et 30% des franciliens.
Une explication : 42% des sondés trouvent qu’il est difficile de différencier une marque traditionnelle d’une marque start-up.

Une autre explication : les start-up ne communiqueraient pas assez – selon 53% des sondés – et les Français ont besoin d’en savoir plus. En effet, 62% des sondés ne se sentent pas suffisamment informés sur ce que proposent ou pourraient leur proposer les start-up.
De plus, 59% jugent qu’on ne parle pas assez des start-up en France contre 28% suffisamment et 5% trop.

Comment les Français découvrent-ils découvrir aujourd’hui des start-up, leur existence, leurs offres,
atouts, services, produits…?
D’abord sur Internet à travers les réseaux sociaux (posts, commentaires), les publicités et les influenceurs, puis dans les contenus éditoriaux des médias : articles de presse en ligne, émissions TV/radio…

Quels sont les canaux que devraient privilégier les start-up pour s’adresser à eux?
Par rapport à ce qu’elles font déjà, les start-up devraient davantage se présenter dans des émissions TV/radio et dans des publicités TV, mais aussi communiquer sur des points de vente.

Le programme «Qui veut être mon associé?» sur M6, qui met en relation des start-up et des investisseurs, a été spécifiquement testé dans l’étude.
Près d’un sondé de 15-59 ans sur deux (48%) a déjà regardé le programme et la très grande majorité de ceux qui ont vu ou entendu parlé du programme estime qu’il donne une bonne image des start-up (89%), qu’il donne envie de s’intéresser à elles (84%), qu’il montre bien la différence avec les entreprises plus traditionnelles (83%) et qu’il donne envie de consommer des produits ou services de start-up (83%).

Enfin la majorité des sondés pensent que, par rapport aux marques plus traditionnelles, les start-up devraient davantage «parler de transparence» (62%), «parler de leurs engagements» (54%) et «communiquer sur des grands médias» (51%).

Méthodologie:
. Etude réalisée en ligne du 21 au 24 mars 2023, auprès d’un échantillon de 1034 individus représentatif de la population française âgée de 15 à 59 ans.
. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Emmanuel Charonnat


Ce qu’il faut retenir

. 83% des sondés disent que les start-up «rendent la vie et le quotidien plus faciles, plus simples» et 83% estiment qu’elles «imposent aux autres marques d’évoluer»

. Seuls 19% des sondés se déclarent «clients/clientes de start-up», et 42% trouvent qu’il est difficile de différencier une marque traditionnelle d’une marque start-up

. Selon 53% des sondés, les start-up ne communiquent pas assez et 62% ne se sentent pas suffisamment informés sur ce que proposent ou pourraient leur proposer les start-up

. Par rapport à ce qu’elles font déjà, les start-up devraient davantage se présenter dans des émissions TV/radio et dans des publicités TV, mais aussi communiquer sur des points de vente

. Par rapport aux marques plus traditionnelles, les start-up devraient davantage parler de transparence (62%), de leurs engagements (54%) et communiquer sur des grands médias (51%)


Lire aussi :

. Notoriété : les start-up découvrent la TV… et elles aiment ça ! (avril 2023)

COM’ and START UP, le 13 avril à la Station F: le programme complet (mars 2023)

Quelle est l’image des dirigeants de la Tech en France? (mars 2023)

Plus de 4 salariés français sur 10 souhaiteraient travailler dans une start-up (décembre 2017)

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