Thérapie post Noël : comment contrer le Blue Monday ?

Auteur : Pas de commentaire Partager :

Une tribune de Vincent Pelillo, VP Europe de Captify, spécialiste du Search Intelligence

Noël. Un moment de bonheur furtif pour les consommateurs, qui profitent de moments en famille ou entre amis pour se ressourcer, autour de bons repas et traditionnels échanges de cadeaux. Une période propice à la consommation, mais suivi d’un coup de blues généralisé qui connaitra son apogée le lundi 21 janvier 2019 : le Blue Monday.

Evoqué pour la première fois en 2005 dans une campagne de publicité de la compagnie Sky Travel, le désormais célèbre Blue Monday désigne le 3ème lundi de janvier – jour le plus déprimant de l’année. Entre le début de semaine, la météo souvent peu clémente, l’arrêt (déjà !) des bonnes résolutions et un compte en banque affecté par les dépenses du mois précédent… ce lundi représenterait le point de convergence de plusieurs facteurs négatifs, avec un impact direct sur le moral des consommateurs.

En faisant appel à la Search Intelligence, nous avons cherché à en savoir plus et analysé des milliards de requêtes effectuées sur ses sites et applications partenaires avant et après la période de Noël. Le résultat est sans appel : le volume de requêtes liées à la solitude, à la tristesse et à la dépression connait un pic dans les jours suivant le réveillon de Noël.

 

 

En parallèle, on observe des évolutions significatives dans les recherches concernant la beauté, les voyages, l’univers des loisirs ou encore les applications de rencontre. Des données qui viennent démontrer le besoin pour le consommateur de se réinventer, de se changer les idées et d’aller à l’encontre du sentiment de déprime qui les habite.

 

 

Ces enseignements permettront aux annonceurs de mieux comprendre les préoccupations et l’état d’esprit des consommateurs durant cette période, et ainsi d’orienter leurs stratégies de communication :

  • Le nombre de requêtes liées à l’univers de la beauté a augmenté de 95% durant les 5 jours suivant Noël par rapport au 5 jours précédents. Parmi les recherches effectuées par les internautes sur cette période, 45% concernent directement les soins du corps : l’occasion pour les marques de communiquer sur le bien-être et le temps pour soi en proposant des offres spécifiques.
  • Sur ce même intervalle, le nombre de recherches concernant l’univers du voyage a augmenté de 39%, ce qui indique une volonté de fuir la morosité de l’hiver. En fonction des profils, les français profitent des vacances hivernales pour partir au ski, visiter des pays proches ou au contraire, s’évader pour des destinations beaucoup plus lointaines. Les marques pourront donc augmenter leurs volumes de communication durant ces moments forts d’attention et exploiter ces données pour proposer des offres de voyage correspondant aux différentes typologies d’acheteurs.
  • Enfin, les recherches concernant les sites et applications de rencontrent ont évolué de 29% en moyenne durant la semaine suivant Noël. Le nombre de requêtes «AdopteUnMec», par exemple, a augmenté de 36%. Les annonceurs appartenant à cet univers, mais aussi les marques affinitaires (restaurants, cinémas, fleuristes mais également coiffeurs et magasins cosmétiques) ont donc tout intérêt à saisir cette occasion pour promouvoir leurs offres et adapter leurs messages pour attirer l’attention des consommateurs en recherche de l’âme sœur.

 

Les données du search sont riches en enseignements pour les annonceurs. La période post fêtes de fin d’année est un moment idéal de communication pour les marques qui sauront surfer sur la vague anti-déprime pour promouvoir leurs offres et intégrer ces recherches de mots clefs on-site dans la mise en place opérationnelle de leurs campagnes.

Vincent Pelillo, VP Europe de Captify

 

 

 


Lire aussi :

La publicité digitale en 2019 : un marché transparent, créatif et customer centric ?  (décembre 2018)

Interception Marketing : une opportunité pour les marques ?  (mai 2018)

Captify : le search intelligence à la conquête de l’Europe avec Vincent Pelillo  (décembre 2017)

Article précédent

Ce que les franciliens attendent de la ville de demain

Article suivant

En France, combien d’enfants vivent en résidence alternée ?

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *